Vingt huit novembre 1812, Bérézina

Par payou

La bataille de la Bérézina comprend deux parties distinctes : la lutte de Napoléon contre Tchitchakov sur la rive droite; celle de Victor contre Wittgenstein sur la rive gauche.

Sur la rive droite, Tschaplitz et Pahlen ont d’ abord été rejetés sur Stakow par Oudinot, puis se sont portés en avant le 27 au soir; Tchitchakov, enfin éclairé sur les intentions des Français, accourt pour soutenir Tschaplitz et Pahlen et arrive à Stakow; il compte essayer de repousser les Français et de gagner la tête des ponts, tandis que Wittgenstein agira de même : c’ est le moment décisif pour les deux partis.

Du côté français, Oudinot est en première ligne avec le 2e corps, la cavalerie Doumerc et la division Dombrowski; derrière lui, Ney avec les 3e et 5e corps fondus et la division Clarapède en deuxième ligne; Mortier est en troisième ligne avec l’ infanterie de la Jeune Garde. On atteint ainsi un total d’ environ 17 000 hommes. Derrière ces forces, la Vieille Garde (Lefebvre), la cavalerie de la Garde montée (200 chevaux) et la cavalerie démontée forment une réserve de 4 800 hommes; enfin Davout, Eugène et les restes du 8e corps – au total 9 000 hommes – sont en marche sur Zembin. Les forces françaises sur la rive droite s’ élèvent à environ 30 000 hommes.

Le 28 novembre à 7 heures du matin, les Russes attaquent les bois de Brill, défendus par les divisions Legrand et Maison, du corps d’ Oudinot, et la division Dombrowski. Un combat très vif de tirailleurs s’ engage sous bois, et Tschaplitz et Pahlen sont rejetés sur Stakow; Oudinot et Legrand sont blessés et Ney prend la direction du combat. Tchitchakov fait avancer ses réserves, qu’ il fait appuyer par les cosaques de Platov et par un corps d’ infanterie de Yermolov, qui a suivi Miloradowich et franchi la Berezina sur le pont de bateaux jeté près de Borisov. Un combat acharné s’ engage : Ney jette sur la ligne les restes des 3e et 5e corps, appuyés par la division Clarapède; tous les efforts de Tchitchakov échouent devant la résistance des troupes françaises et les Russes se replient hors des bois. Alors Doumerc lance ses cuirassiers contre l’ infanterie russe, tandis que la cavalerie légère tombe dans son flanc; le 7e cuirassiers enfonce un carré ennemi; le 14e cuirassiers sabre les fantassins russes; l’ armée ennemie, rejetée au-delà de Stakow, s’ arrête derrière un ravin; la lutte se termine par un combat d’ artillerie.

Les Russes perdent 3 000 hommes et 2 000 prisonniers. Du côté français, le général Savetier de Candras est atteint mortellement; Oudinot, Legrand, Dombrowski et Zayonczek sont blessés.


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