Ma premiere partie, jouer offensif

Par labaruss

C’est votre première partie. Quitte à choisir un scénario nous vous conseillons « la bataille d’Eylau ». Dans cette première partie de l’article (la seconde étant consacrée au jeu défensif), nous partons de l’idée que vous allez jouer ce scénario.

Les pertes et le désordre

Le jeu est construit autour d’une idée force très simple : les pertes sont toujours initialement morales. Durant le jeu les unités doivent à diverses reprises tester leur moral. Un premier test de moral perdu place l’unité en désordre. Une fois en désordre, toute perte est aggravée et entraine en alternance perte d’effectif (Vc) et perte morale (Mo).

Voyons ce que vous devez chercher à ressentir ou faire pour assimiler ce qui précède durant vos toutes premières parties.

Jouer offensif

On peut jouer offensif lorsqu’on ne subit pas de pression particulière. En début de partie c’est le cas pour les deux joueurs. Par opposition nous développons plus loin vos missions si vous vous sentez « dessous » et dépassé.

Vos missions (si vous les acceptez) sont  :

  • 1. De chercher à prendre/occuper des hauteurs favorables à l’artillerie proches de la ligne de front.
  • 2. De causer des désordres avec le tir de ces batteries.
  • 3. D’exploiter ces désordres pour repousser l’ennemi ou en causer de nouveaux par des charges de cavalerie.
  • 4. De combattre les unités en désordre avec la cavalerie pour obtenir le bonus de +3.
  • 5. De suppléer la cavalerie par une association d’infanterie qui elle combattra les rangs « en ordre ».

Fichez vous du reste et oubliez même les objectifs. Tant pis si vous perdez. Tant que vous n’avez pas lu les règles autant vous concentrer sur l’essentiel.

1. Les hauteurs favorables à l’artillerie

Quelques rares élévations permettent d’avoir de belles lignes de vues sur le champ de bataille. Tenter d’en occuper certaines voire la plupart. Défendez-les ! A l’opposé tentez de repousser l’ennemi au delà de positions équivalentes. Si vous ne subissez pas son feu vous avez toutes les chances de vaincre.

Vous n’allez pas tarder à ressentir le poids de l’artillerie qui offre un rideau défensif indéniable. Plus l’ennemi se rapproche de vos positions d’artillerie et plus sa progression ralentit; normal vu votre impact défensif. A l’inverse plus vous progressez dans les positions ennemies et plus la distance de votre artillerie se fait ressentir : vous manquez des effets d’une bonne préparation d’artillerie et vos attaques s’essoufflent.

2. Il n’y a que la mitraille qui leur aille !

Demandez aux joueurs expérimentés s’ils tendent à concentrer leurs tirs d’artillerie sur peu de cibles ou s’ils préfèrent causer le plus possible de « désordres » et vous obtiendrez autant de réponses que de joueur ! Concentrer ses tirs permet après un premier désordre obtenu de provoquer des pertes de valeur combative (car la perte est alors aggravée). Les disperser permet d’obtenir le plus possible de situations de désordre dans la ligne de bataille ennemie. Tentez cette seconde option puisque vous commencez et changez ensuite, pour varier, ou dès qu’un village est à prendre. Quand on débute, finir un tour avec le front ennemi en désordre c’est déjà une victoire car l’ennemi pour rallier son désordre va devoir replier : aura t-il alors sur l’arrière de quoi suppléer ou devra t-il vous lâcher le terrain ?

3. Chargez !

Ce que les « montés  » aiment bien, c’est exploiter le chaos et faucher les rangs ennemis en désordre. Nulle part la cavalerie n’est plus habile que cela. Attention cela ne marche plus en terrain non vierge car « l’accidenté » prive à la fois des charges mais aussi du bonus de +3 au dé de combat que seule la cavalerie peut obtenir chaque fois qu’elle combat une unité en désordre.

Vous allez aussi découvrir les rares nuances distinguant cavalerie légère et lourde : après charge la lourde poursuit dans l’action et pénètre les positions ennemies quand la légère interrompt son mouvement le plus souvent.

Enfin vous commencez à découvrir, en chargeant, le rôle prépondérant du débordement et des limitations d’exercice des zones de contrôle : certaines unités de cavalerie sont stoppées après charge quand d’autres peuvent continuer leur mouvement et charger à plusieurs reprises. Point trop n’en faut, laissons cela de coté pour l’instant !

4. Houra !

La cavalerie est sûre au combat face à un ennemi en désordre. Inversement elle est quasi interdite de choc si l’ennemi est en ordre. En fait elle pâtit d’un malus de 3 au dé de combat si elle attaque une unité en ordre, et jouit d’un bonus de 3 si elle combat une unité en désordre. C’est simple non ?

Notez que lorsque le rapport de force est de 4/1 ou supérieur, la cav se fiche du malus puisque la plage des résultats obtenus est toujours en sa faveur.

Notez aussi que lorsqu’elle a le bonus il devient possible de combattre en sous nombre numérique : à 1/2 mais avec +3 au dé …

5. Combinaisons d’infanterie et d’artillerie

Si vous jouez Eylau vous allez pouvoir remarquer que parfois un grand corps de cavalerie comme celui de Galitzin peut s’avérer peu productif dès lors ou l’ennemi parvient à tenir moralement. De la bonne réussite de vos charges dépend l’impact de la cav. Parfois à échouer dans de premières charges, l’ennemi fait bloc et on se retrouve en face, sans combat, sans véritable chaos à exploiter : on fait « chou blanc ».

Associer de l’infanterie à la cavalerie permet de jouer la complémentarité. Face à un ennemi en désordre, c’est la cavalerie qui sera choisie pour mener l’attaque principale et face à un ennemi en ordre c’est l’infanterie qui fera le boulot ! Parfois même l’autre pion amis sert de soutien. Ah oui dans ce jeu les pions inoccupés aident leurs copains !

Pour finir

C’est bien suffisant si durant votre première partie vous commencez à sentir ne serait-ce qu’un peu de ce qui vient d’être décrit. N’hésitez pas à inviter un joueur débutant tout comme vous car les vieux briscards vont vous lire facilement. Ou alors ravalez votre fierté et demandez lui conseil. S’il ne vous aide pas il ne méritera pas sa victoire !


4 réponses pour “Ma premiere partie, jouer offensif”

Répondre